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REPUBLIQUE DU TCHAD mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmUnité – Travail – Progrès
PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE
PRIMATURE
MINISTERE DE LA COMMUNICATION
DIRECTION DE CABINET
COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT
Le Gouvernement de la République du Tchad est surpris d'apprendre que le régime de Khartoum élève ce jour une protestation contre une action de l'aviation militaire tchadienne en territoire soudanais. C'est décidément le voleur qui crie au voleur. Car si débordement il y a dans les affrontements qui se sont poursuivis entre l'armée tchadienne et les survivants de la colonne de mercenaires le long de la frontière entre les deux pays, ce n'est que la conséquence de l'attaque organisée par le Soudan contre le Tchad en utilisant ces mercenaires armés, entraînés, financés et dirigés par satellite par le régime de Khartoum,
Après avoir disloqué près d'Am Dam la colonne de huit cents véhicules venue du Soudan, l'armée tchadienne a poursuivi les survivants jusqu'à la frontière Est du pays. Les dernières poches de mercenaires ont été détruites près du tri-point constituant la frontière entre le Tchad, le Soudan et la RCA, De l'autre côté, l'armée soudanaise a mis en place un dispositif fort de plusieurs centaines de chars et de blindés et de plusieurs centaines de véhicules tout terrain pour recueillir les fuyards de la colonne de mercenaires et leur servir de couverture.
Prenant l'opinion à témoin, le Gouvernement de la République du Tchad a rendu publiques les communications des officiers traitants soudanais qui organisaient la prise en charge des blessés des mercenaires dans les différents hôpitaux soudanais et la répartition des autres entre les casernes de l'armée soudanaise telles que Forbaranga, El Geneîna et d'autres.
Dans le même élan de la poursuite, l'armée tchadienne a rattrapé les survivants de la colonne non loin de la frontière et leur a infligé de nouvelles pertes. La poursuite de ces derniers jours a donc permis de porter un coup sérieux aux mercenaires. La réaction du régime de Khartoum traduit davantage les conséquences de ce bilan qu'une réelle préoccupation territoriale.
Il n'y a pas de comparaison possible entre les pertes infligées à une colonne de mercenaires et les dégâts importants occasionnés par les incursions de telles colonnes au Tchad.
S'il y a un acteur à blâmer, c'est bien le gouvernement soudanais. Les agitations diplomatiques de Khartoum ne visent qu'à dissimuler d'autres préparatifs de guerre. Dès le repli de la colonne du 04 mai, dans les casernes de la province Ouest du Soudan et dans d'autres centres de formation soudanais, les préparatifs ont commencé pour réorganiser les mercenaires et les lancer de nouveau contre le territoire tchadien.
La poursuite exercée par l'armée tchadienne ne vise qu'à mettre hors d'état de nuire des hordes instrumentalisées par le pouvoir de Khartoum qui les recrute, les armes et les lance sans cesse contre le Tchad. Puisque le régime de Khartoum n'est pas prêt à renoncer à ces offensives dévastatrices, le Tchad est en droit de détruire le mal, y compris par des actions préventives contre les lieux de formation et de regroupement des mercenaires. Ce ne sont pas les menaces de riposte du régime soudanais qui feraient plier les forces tchadiennes face à leur devoir national.
Par contre, il suffit que Khartoum cesse de former et d'envoyer des colonnes mercenaires contre le Tchad pour que le calme revienne à la frontière entre les deux pays.
Fait à N'Djaména, le 15 mai 2009
Le ministre de la Communication Porte-parole du Gouvernement
MAHAMAT HISSENE |
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