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Très engagée à défendre la cause de la femme tchadienne, la Première Dame HINDA DEBY ITNO a lancé ce lundi, 1er mars à N’Djamena, la 23ème édition de la Semaine nationale de la femme tchadienne (SENAFET). Cette année, l’événement est placé sous le thème: «Tolérance zéro aux violences faites aux femmes. Aucune femme ne doit mourir en donnant la vie».
Dans son mot de bienvenue, le maire de la ville de N’Djaména, Mme Marie Therèse Mbaïlemdana a déclaré que l’engagement de la Première Dame aux côtés de ses sœurs traduit sa volonté et celle du Président de la République à donner à la femme tchadienne la place qui est la sienne.
Le ministre de l’Action sociale, de la solidarité nationale et de la famille, Mme Ngarbatna Carmel Sou IV, a défini la SENAFET comme un cadre spécial d’échange, de réflexion et de débat sur les questions liées au statut juridique, socio-économique de la femme en vue de son épanouissement. Selon Ngarbatna Carmel Sou IV, au Tchad, le taux d’accouchements assistés est inférieur à 30% et celui de césarienne reste inférieur à 1% pour un minimum acceptable de 5%. Tout en rappelant les efforts du Chef de l’Etat dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, la mortalité maternelle, infantile et néonatale, elle a appelé à un changement de comportement en vue d’éliminer les violences basées sur le genre.
Pour lutter efficacement contre les violences faites aux femmes et réduire le taux de la mortalité maternelle et infantile, Mme Achta Toné Gossingar, Ambassadrice de la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA), propose une campagne accrue d’information et de sensibilisation impliquant toutes les couches sociales.
En ouvrant officiellement la SENAFET, la Première Dame HINDA DEBY ITNO a déclaré qu’il est inconcevable qu’en dépit de l’engagement manifeste du Président de la République IDRISS DEBY ITNO à réduire la mortalité maternelle et infantile (gratuité des accouchements, des soins obstétricaux et néonataux, construction des hôpitaux et centres de santé), son taux demeure toujours le plus élevé (1.099 pour 100.000 naissances en 2004). «Il faut entreprendre des actions vigoureuses pour arrêter ou réduire la mortalité maternelle et infantile au Tchad», a souligné la Première Dame. Pour HINDA DEBY ITNO, les pratiques néfastes à l’égard des femmes doivent cesser, car le Tchad est un Etat de droit et «la femme tchadienne est l’épine dorsale du corps de la société tchadienne en construction, sous la conduite de son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de l’Etat». Les manifestations marquant la SENAFET se poursuivront jusqu’au 08 mars, date de la célébration de la Journée internationale de la femme (JIF) qui sera marquée par un grand défilé à la place de l’indépendance de N’Djaména.
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