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jeudi 26 juin 2014

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DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR L’AGRICULTURE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE (Malabo le 26 Juin 2014)

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Honorables Députés C’est un honneur et un grand plaisir pour moi de prendre la parole devant cette auguste assemblée qui est, sans conteste, le symbole vivant de l’Angola libre, démocratique, résolument tourné vers son développement économique et culturel, et en harmonie avec ses valeurs ancestrales et le génie de son peuple. Elle représente aussi le visage d’un pays qui a su se débarrasser des guerres coloniales et des conflits internes fratricides pour forger son chemin vers la paix, la modernité et la prospérité. C’est le lieu ici de rendre un vibrant témoignage à tous les fils et filles de votre pays qui ont porté haut et fièrement le flambeau du Combat contre le colonialisme et de la marche de l’Angola nouveau. Je m’incline avec déférence devant la mémoire de ANTONIO AUGUSTHINO NETO tout en saluant le courage de mon frère José Edouardo DOS SANTOS qui a su prendre efficacement et dignement la relève pour consolider les acquis du Peuple Angolais et gagner d’autres victoires. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Honorables Députés J’ai été très sensible à vos souhaits de bienvenue ainsi qu’aux propos très aimables que vous venez de m’adresser au nom de l’Assemblée Nationale. Je tiens à vous remercier très sincèrement de m’avoir invité à visiter votre institution et de me donner ainsi l’occasion de rendre hommage à la démocratie angolaise dont l’Assemblée Nationale est le pivot, en tant qu’instance de dialogue, de concertation et de représentation de la souveraineté populaire. Bien qu’investis d’un mandat national, vous êtes d’abord les élus de différentes circonscriptions et régions de votre pays. A ce titre, vous représentez à la fois la diversité et l’unité du Peuple Angolais, les richesses culturelles de la société angolaise. Vous êtes en même temps porteurs des attentes et aspirations légitimes du Peuple auxquelles le Gouvernement s’emploie à répondre, dans la limite des ressources nationales. En Angola, au Tchad comme dans tous nos pays, les Parlements ont un grand rôle à jouer dans l’approfondissement de la démocratie. Ils ont aussi un rôle prépondérant dans le développement économique, social et culturel, en votant les lois, en approuvant les budgets d’investissements et le financement des programmes et projets. Comme vous le savez, l’Afrique est en pleine mutation socio-économique ; elle est confrontée à nombre de défis et aux effets conjugués de la mondialisation et de la crise économique internationale. Les Gouvernements sont certes en première ligne mais les parlements doivent les accompagner, les appuyer dans cette lutte pour le bien-être des populations et la dignité de l’Homme Africain. En sus des défis économiques et environnementaux, notre continent doit aussi faire face à des menaces qui risquent d’annihiler ses efforts de développement et qui ont pour noms : insécurité, trafic des narcotiques, extrémisme religieux. Ces menaces appellent de la part de nos États une plus grande solidarité et de synergie d’action pour les enrayer ou du moins limiter leurs effets néfastes sur nos sociétés. La coopération dans l’intérêt mutuel, la solidarité agissante et l’interdépendance entre pays africains doivent prendre le pas sur le micro-nationalisme, l’égoïsme et l’action solitaire des États. Les Etas Africains gagneraient toujours dans des actions concertées, dans le dialogue et la compréhension. C’est fort de cette conviction que l’Angola et le Tchad entretiennent depuis quelques années des relations multiformes et très fécondes, même si celles-ci n’ont pas été matérialisées formellement par un accord cadre de coopération. Ce vide juridique vient d’être comblé par la signature ce matin d’un accord général de coopération. Notre présence à Luanda est une occasion toute indiquée pour renforcer les liens entre nos deux pays qui, faut-il le rappeler, ont connu les souffrances des guerres extérieures, des conflits intérieurs et autres violences mais ont su tirer les enseignements de ces situations pour réaliser la paix et asseoir la démocratie. Leurs parcours similaires les prédisposent à œuvrer ensemble, à partager et à défendre les mêmes positions sur les grandes questions sous régionales, régionales et internationales. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Honorables Députés Comme vous le savez, la République du Tchad est depuis le début de cette année Membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies et ce, pour deux ans. A ce titre, et comme les autres États membres du Conseil qui partagent avec lui la responsabilité de la sauvegarde des conditions de la Paix et de la Sécurité internationales, le Tchad ne ménagera aucun effort ni aucune contribution politique ou autre à la mesure de ses moyens et compatibles avec sa vocation. Les motivations du Tchad demeurent les mêmes : rechercher la paix, l’instaurer, la faire admettre et partager par tous. C’est ainsi que s’agissant de ce qu’on pourrait appeler la question centrafricaine, bien que le Tchad a toujours apporté un appui multiforme à sa résolution, il appartient, comme je l’ai toujours soutenu, au Peuple Centrafricain d’y trouver une solution appropriée par un dialogue direct et cela, en dehors de toute pression extérieure. Je pense et reste convaincu que seules ces négociations directes peuvent contribuer au relâchement de la tension et créer les conditions propices à la solution pacifique que nous appelons de tous nos vœux. Comme vous l’avez appris, le Tchad a décidé de retirer son contingent militaire qu’il avait déployé au sein de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), dans le cadre des efforts de la CEEAC, de l’Union Africaine, des Nations Unies et de l’ensemble de la Communauté Internationale pour aider au retour de la paix et de la stabilité en République Centrafricaine. En dépit de lourds sacrifices consentis, le Tchad et les Tchadiens ont fait l’objet d’une campagne systématique, gratuite et malveillante tendant à leur faire porter la responsabilité de tous les maux dont souffre la RCA. C’est donc face à ces accusations répétées que nous avons décidé de ce retrait, après en avoir informé la Présidente de la Transition Centrafricaine, la Présidente de la Commission de l’Union Africaine et le Secrétaire Général des Nations Unies. Le Tchad a convenu des modalités pratiques de ce retrait avec l’Union Africaine et le commandement de la MISCA. Cependant, le Tchad, fidèle à ses principes de solidarité et de paix, continuera de soutenir la République Centrafricaine sous d’autres formes afin qu’elle recouvre la paix, la sécurité et l’unité. Mon pays subit directement les conséquences de la crise centrafricaine qui a déjà coûté la vie à des milliers des tchadiens vivant dans ce pays. Cent vingt mille autres ont dû être rapatriés en urgence au Tchad. Avec les autres pays membres de la CEEAC et l’appui de la Communauté internationale, mon pays œuvrera sans répit à la résolution du conflit centrafricain dont la gravité et les conséquences humanitaires et sécuritaires sont sans précédent par leurs caractères dramatique et confessionnel. A cet égard, permettez-moi de me féliciter de l’effort déployé par l’Angola au sein de la CEEAC dans le cadre de la recherche de la paix en RCA. J’apprécie hautement la décision prise par mon Frère José Edouardo DOS SANTOS de faire assurer la formation et l’équipement des policiers centrafricains dans le dessein de faire compléter les militaires par une force civile, plus indiquée pour des actions de maintien de l’ordre en milieu urbain. Je voudrais aussi me féliciter, en tant Président en exercice de la CEEAC, de la récente résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies ayant décidé du déploiement très prochain de douze mille (12 000) hommes en RCA. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale Honorables Députés J’ai évoqué tout à l’heure le rôle des Parlements dans la marche victorieuse de l’Afrique vers un avenir prometteur et radieux, conforme à notre idéal de démocratie et de développement pour le plus grand bien de ses populations. Je voudrais aussi dire que la solidarité et la coopération doivent prévaloir entre les parlements et parlementaires africains. Sachons, nous africains, imprimer la force de notre solidarité, de notre complémentarité et de notre unité dans toute chose, dans toute organisation. Nous sommes aujourd’hui plus d’un milliard d’hommes et de femmes, nous sommes le plus grand détenteur des matières premières ; et nous devons faire reconnaître notre puissance démographique et économique au monde. Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Le champ de coopération entre l’Angola et le Tchad est vaste. En répondant à votre invitation, j’ai voulu simplement vous apporter ce message d’amitié et de soutien à tous les actes que vous posez dans le sens de la consolidation de la paix si ardemment désirée et qui, depuis une décennie, est devenue une réalité. Il vous incombe de la protéger pour assurer l’avenir des générations futures. Le chemin de la paix, condition du développement, est certes parfois difficile et incertain mais sachez que vous pouvez compter sur la solidarité et l’amitié du Tchad. Vive la Solidarité Africaine. Vive l’amitié tchado-angolaise. Je vous remercie de votre aimable attention.

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