DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR LAGRICULTURE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE (Malabo le 26 Juin 2014)
Messieurs les Chefs dÉtat Chefs de Délégations des États Membres de la CEEAC et très Chers Frères; Monsieur le Premier Ministre de Transition de la République Centrafricaine ; Monsieur le Président du Conseil National de Transition de la République Centrafricaine ; Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Sous- Régionales, Régionales et Internationales; Monsieur le Secrétaire Général de la CEEAC ; Mesdames, Messieurs les Représentants des États Partenaires de la CEEAC dans le règlement de la crise centrafricaine ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs. Cest pour moi un honneur et un réel plaisir de vous accueillir aujourdhui une fois de plus pour se pencher sur la situation qui prévaut en République centrafricaine. Je suis particulièrement heureux de vous souhaiter la cordiale bienvenue et un agréable séjour à Ndjamena et de vous adresser mes vux les meilleurs pour cette année 2014. Que cette année permette le retour de la paix dans notre sous région. Je voudrais également saluer la présence des Représentants des Organisations internationales ainsi que les pays amis qui ont fait le déplacement de Ndjamena et qui ne cessent de manifester leur attachement à lendroit de notre communauté. Mesdames, Messieurs. Les assises du 6ème Sommet extraordinaire de la Communauté Economique des États dAfrique Centrale CEEAC, souvrent à un moment où la République sur de la Centrafrique, il faut lavouer, traverse une période de crise sans précédent dont les conséquences tant politique, humaine, économique que sociale sont incalculables. A ce jour, nous enregistrons des milliers de morts civils et militaires y compris dans les rangs de la MISCA et de SANGARIS, plus dun million de refugiés et déplacés centrafricains, plus de dix-huit mille rapatriés tchadiens et de centaines de rapatriés de diverses nationalités. Face à cette tragédie vécue par les africains en Centrafrique, je vous demande dobserver quelques instants de silence en mémoire des civils et militaires disparus ces dernières semaines dans ce pays Mesdames, Messieurs ; Il me parait peu commode de rappeler dans les moindres détails tous les actes posés par mon pays, par lensemble des États membres de la CEEAC ainsi que par les partenaires de lAfrique pour ramener la paix et la sécurité en République centrafricaine. Conscients de notre responsabilité et du devoir de solidarité qui est le nôtre à légard de ce pays frère, nous avons organisé plusieurs sommets tant dans le cadre de la CEMAC que de la CEEAC en passant par des réunions de haut niveau sous légide de lUnion africaine, le tout couronné par le sommet de lElysée tenu les 6 et 7 décembre 2013 à Paris en France. Des recommandations et résolutions ont été formulées et une feuille de route contribuant à la sortie de crise en vue du rétablissement de lordre constitutionnel en Centrafrique a été élaborée. En dépit de tous les efforts déployés et les sacrifices consentis et qui donnent la mesure de la part importante prise par les États et lensemble de la Communauté internationale, nous assistons hélas à la dégénérescence continue et un enlisement de la situation politique et humanitaire en Centrafrique. Aujourdhui un seul constat doit être fait et il est amer. La Centrafrique demeure et subit au plus profond delle-même les agissements de ses propres fils plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir et celui du peuple centrafricain. Lusage de la force ne saurait perdurer et avoir raison sur la primauté du droit et de la démocratie. Les exactions et répressions exercées sur les civils, les exécutions sommaires, les emprisonnements arbitraires, la chasse aux sorcières et la haine contre les étrangers doivent cesser. Messieurs les Chefs dÉtats et très Chers Frères, Des efforts inlassables et considérables ont déjà été déployés pour faire régner la paix et la sécurité en Centrafrique. Je tiens à vous féliciter pour les énormes sacrifices tant humains, matériels que financiers que vous avez consentis afin daider le peuple centrafricain à retrouver la paix. Cest le lieu ici de nous féliciter également de leffectivité du transfert dautorité entre la MICOPAX et la MISCA ainsi que de laugmentation de son effectif avoisinant les 6.000 hommes. Nous saluons la France pour son action diplomatique ayant permis ladoption par le Conseil de sécurité des Nations - Unies de la Résolution 2127 (2013) et son appui militaire par lopération SANGARIS aux côtés de la MISCA. Nous exhortons la MISCA et SANGARIS à parfaire leur déploiement et à poursuivre leur engagement aux côtés des autorités centrafricaines pour procéder à un désarmement total de tous les éléments armés. De même quelles doivent satteler à léloignement du territoire centrafricain de tous les éléments armés étrangers qui sèment les troubles et la désolation, et de rétablir un minimum de sécurité indispensable à la reprise de la vie en RCA. Face à lurgence sécuritaire et humanitaire, nous devons tout mobiliser au profit de la Centrafrique. Quelles que soient les difficultés économiques que connaissent aujourdhui à des degrés différents nos pays, nous devrons redoubler defforts et consentir plus de sacrifices afin que la Centrafrique renoue avec la paix, la sécurité et la démocratie. Mais il faut bien lavouer, la situation demeure complexe et inextricable au regard de la modicité et la précarité des moyens matériels et financiers que nous avons à notre disposition. Cest pourquoi, je lance un appel à toute la Communauté internationale pour une mobilisation accrue au profit de la Centrafrique mais également aux pays voisins, particulièrement le Tchad qui subit durablement les conséquences de la crise centrafricaine. Nous avons le devoir de rester fermes et vigilants et de faire montre de plus de solidarité et de détermination pour sortir la Centrafrique de son abîme. Il nous faut de plus en plus des actes concrets et décisifs. Mesdames, Messieurs, Nous aurons au cours de nos travaux, à rechercher tous les voies et moyens pouvant permettre à la République sur de la Centrafrique de retrouver sa stabilité. Cest pour cette raison que nous avons le devoir, je dirais même lobligation de trouver une issue à la crise centrafricaine. Bien entendu, nous aurons besoin pour cela de la collaboration franche et sincère des trois responsables centrafricains conviés à ce Sommet. Bien entendu, toute solution au problème centrafricain ne peut provenir que des centrafricains même si la situation particulière dans laquelle se trouve la RCA nécessite un accompagnement régional et international. Le Tchad mon pays, fidèle à ses engagements et aux principes sacrés de la Charte des Nations Unies et de lUnion africaine, ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien politique, diplomatique et matériel au peuple centrafricain sans distinction et sans aucune exclusive. Nous lavons déjà démontré suffisamment par le passé et nous continuons de le faire. Sur ce, je déclare ouverts les travaux du 6ème Sommet extraordinaire de la CEEAC. Je vous remercie.
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