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jeudi 26 juin 2014

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DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR L’AGRICULTURE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE (Malabo le 26 Juin 2014)

" La crise en République Centrafricaine date de 1994, avec la première mutinerie. Depuis cette date, la CEMAC est au chevet de la RCA. Elle l’a soutenue sur tous les plans, sous les régimes qui se sont succédé d'abord Ange Patassé, puis François Bozizé. Ensuite, les forces de l'Afrique centrale ont pris la relève. Nous n'avons lésiné sur aucun moyen, financier comme matériel, sans la contribution de la communauté Internationale. Nous sommes aujourd'hui heureux de constater que la RCA qui, hier, était oubliée par la communauté Internationale, est aujourd'hui sur les lèvres de tout le monde. L'idée de François Hollande de réunir toute la communauté sur le cas de la République centrafricaine est à saluer. Il faut savoir que 1.600 soldats français sont déjà présents en RCA et certains sont même déjà déployés. Quant à la CEEAC, nous avons aujourd'hui 3.500 éléments qui sont sur le terrain. En dehors de la zone CEMAC, certains pays voisins vont envoyer des troupes pour porter le nombre à 6.000. Il reste maintenant la prise en charge de ces contingents. Les 3.500 hommes vont être pris en charge par l'Union Africaine. Il restera alors 3.000 soldats et nous sommes à la recherche du financement complémentaire pour les éléments de la MICOPAX qui basculeront le 19 décembre à la MISCA, sous la conduite de l'Union Africaine. Évidement, ces éléments vont bénéficier d'un mandat robuste des Nations Unies qui leur permettra d'agir rapidement, aux côtés des forces françaises. Nos forces sont donc sur place et il y a du travail à faire. En matière de financement, il y a des promesses de l'Union Européenne, autour de 20 millions €, dans le cadre humanitaire, et 50 millions € pour les forces de la MISCA. Évidemment, ce n'est pas suffisant. Il reste à déployer l'administration centrafricaine sur l'ensemble des 14 sous-préfectures du pays puisqu'il n'y a pas d'administration. Si nous devrions aller aux élections le plus rapidement possible, il faut d'abord sécuriser le pays, remettre de l'ordre, sécuriser les populations, régler l'ensemble des questions humanitaires qui se posent aujourd'hui avec acuité. Il faut reconnaître que, pour la première fois, le pays est entrain de basculer vers une guerre religieuse. Il faut faire très attention. Ceux qui, comme les médias, parlent de chrétiens-musulmans, musulmans-chrétiens, doivent temporiser parce que c'est cette façon de présenter les choses qui a été à l'origine du génocide au Rwanda en 1994".

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