DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR LAGRICULTURE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE (Malabo le 26 Juin 2014)
Monsieur le Président de la République Islamique de la Mauritanie et très Cher Frère ; Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ; Monsieur le Président de lAssemblée Nationale ; Monsieur le Vice- Président de la Région Afrique de la Banque Mondiale ; Monsieur le Secrétaire Exécutif du CILSS ; Monsieur le Directeur général de lOrganisation des Nations Unies pour lAlimentation et lAgriculture (FAO) ; Mesdames, Messieurs les Ministres des pays participants; Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales, Régionales et Sous Régionales ; Distingués invités, Mesdames et Messieurs, Je voudrais au nom des États membres du CILSS et en mon nom propre, exprimer mes vifs remerciements au gouvernement mauritanien, à la Banque mondiale et au CILSS pour lorganisation de ce Forum de Haut niveau, placé sous le thème : « Surmonter les défis : construire la résilience, des opportunités pour le pastoralisme ». Ce forum dont limportance nest plus à démontrer, se tient à un moment où le Sahel se trouve confronter aux difficultés de tous ordres, et recherche des solutions durables à la problématique du pastoralisme. En effet, lélevage pastoral joue un rôle prépondérant dans les économies de nos pays. Il contribue de manière soutenue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations sahéliennes, ainsi quà la lutte contre la pauvreté. En termes dintégration sous régionale, les transhumances transfrontalières sont des pratiques très anciennes, et les diverses communautés sahéliennes et ouest africaines se côtoient harmonieusement depuis la nuit des temps. Grace à lélevage, les contacts et échanges transfrontaliers entre les diverses collectivités pastorales ont permis de créer des alliances entre populations de diverses nationalités dans notre espace. Malgré cette cohésion et cette interdépendance, lélevage ne bénéficie pas du soutien quil mérite et plusieurs contraintes limitent la performance de ce secteur. Nous notons la croissance exponentielle des importations extra-africaines de produits animaux alors que le potentiel existe et nécessite dêtre valorisé. Monsieur le Président de la République; Distingués Invités ; Mesdames, Messieurs, La dépendance de nos économies à lélevage témoigne de la nécessité urgente de trouver des solutions idoines et durables aux problématiques de lélevage pastoral dans notre espace. Aujourdhui, grâce aux multiples études et recherches menées, les résultats de la mise en uvre des politiques, stratégies, programmes et projets de développement, sont connues et nécessitent de notre part, une intervention urgente, mais concertée et synergique. Il nous faut donc surmonter les défis et mettre à profit les opportunités disponibles dans un élan de solidarité avec nos partenaires techniques et financiers, les organisations professionnelles de lélevage, le secteur privé et la société civile pastorale sahélienne et Ouest-Africaine. Monsieur le Président de la République; Honorables Invités ; Mesdames, Messieurs, Au niveau du CILSS, nous restons convaincus que les efforts doivent se concentrer sur : - La formulation et la mise en uvre de politiques inclusives et équitables dans le domaine de lélevage pastoral et la promotion des textes relatifs favorisant le mouvement du cheptel et des hommes ; - Le renforcement de capacités institutionnelles et des acteurs des filières délevage ; - Le développement doutils et instruments de suivi des ressources pastorales et leur usage permettant danticiper les risques de conflits au niveau des pays et dans les zones transfrontalières ; - La sécurisation des aménagements pastoraux, notamment les couloirs de transhumance, les parcours pastoraux, les gîtes détapes, les zones dabreuvement; - La promotion des marchés et le développement du commerce dans lespace sahélien et sous régional ; - Lamélioration de la productivité du bétail à travers un système efficace de santé animale ; - La prise en compte des besoins de développement de léleveur en termes déducation, de santé, daccès à des services sociaux de base de qualité, de droits humains est aussi fondamentale. Ces éléments sans être exhaustifs doivent constituer le fondement de nos programmes nationaux de promotion du pastoralisme dans nos états et au niveau régional. Il faut également bâtir une plateforme ou un cadre de concertation qui nous permettra de suivre et dévaluer nos actions de façon régulière et de mesurer les progrès accomplis et surtout une forte implication des États membres. Mesdames, Messieurs ; Nous sommes réunis ici dans cette belle capitale de la Mauritanie pour porter sur les fonds baptismaux une Alliance pour le pastoralisme. Permettez-moi donc de saluer limpulsion décisive donnée à cette initiative par la Banque Mondiale, mais également lengagement du Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et du CILSS, qui accompagnent et co-pilotent cette initiative avec la Banque Mondiale. Cette nouvelle initiative sous limpulsion de la Banque mondiale, du Gouvernement de la République de Mauritanie et du CILSS est en effet, un APPEL A LACTION en faveur du pastoralisme dans notre espace. Il sagit de « bâtir une coalition solide pour fédérer les énergies et redoubler defforts, en veillant à financer un vaste plan daction régional de nature à créer un environnement favorable au développement du pastoralisme au Sahel et à catalyser des partenariats avec le secteur privé ». Pour finir, je réitère mes remerciements aux autorités et aux peuples sahéliens et ouest africains ainsi quà tous les partenaires techniques et financiers qui nous font confiance et nous accompagnent dans nos efforts de recherche dune voie durable pour le développement de lélevage pastoral dans notre région. Vive le Sahel ; Vive lIntégration régionale ; Vive la coopération internationale ; Je vous remercie.
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