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samedi 15 décembre 2012

Président

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Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reéu en audience ce samedi les évéques du Tchad, conduits par le président de la Conférence Episcopale, Monseigneur Jean Claude Bouchard

Monsieur le Président de léUnion Africaine Mesdames, Messieurs Au moment où nous nous réunissons ici à Addis Abeba, de nombreux pays africains sont confrontés à des crises de toutes sortes dont la caractéristique commune est la remise en cause des institutions, de léintégrité territoriale et de la sécurité de nos États et de nos peuples. La première forme déinsécurité est de type alimentaire, due parfois à des causes naturelles telles que les effets des changements climatiques dont nous avons parlé il y a peu à Rio, et dont la rupture se produit déjà dans une partie du Sahel. Céest pour tenter déy remédier quéun certain nombre de pays ont lancé léInitiative de la Grande Muraille Verte qui doit agir à terme comme un bouclier face à léavancée du désert, et que jéai présenté à Rio. Et céest dans le même ordre déidées que mes homologues de la CBLT et moi-même avons présenté et défendu le dossier de la préservation du Lac Tchad toujours en marge de la Conférence des Nations-Unies, Rio plus (+) 20. Permettez-moi de saisir cette opportunité pour remercier tous les collègues et tous les partenaires qui ont contribué à cette opération. Le Sahel est engagé dans une zone de turbulence sans précédent. Outre la précarité alimentaire que je viens déévoquer, il est également confronté à léinstabilité politique et sécuritaire se traduisant par les pires formes de violences qui fragilisent les États. Bien sûr, il y a quelques lueurs déespoir qui apparaissent, notamment à la suite des élections réussies en Tunisie et en Libye, et je formule le véu que les acteurs politiques égyptiens trouvent un terrain déentente sur le sort des institutions. Et il y a aussi des raisons de croire que les choses commencent à aller mieux en Somalie. A cet égard, je voudrais profiter de cette tribune pour féliciter les frères du Burundi, du Kenya, de léEthiopie, ou encore de léOuganda dont léengagement résolu, et les sacrifices ont permis déobtenir léamélioration de la situation militaire. Mais alors même quéun léger mieux séannonce dans ce pays-là, céest la République Démocratique du Congo qui séembrase à nouveau. Nous devons conjuguer nos efforts pour aider ce pays frère à préserver son unité et son intégrité territoriale. De même, nous devons tous joindre nos efforts à ceux de la CEDEAO pour aider le Mali à retrouver la paix et la stabilité, sous peine de voir la gangrène séétendre à toute léAfrique. Le drame multiforme qui frappe ce pays meurtri dépasse à léévidence la dimension régionale. LéUnion Africaine et les Nations-Unies doivent séimpliquer pour obtenir la restauration pleine et entière de léordre constitutionnel, et de léintégrité du territoire. La crise malienne est particulièrement symptomatique de la fragilité de nos pays, et révélatrice de la nécessité de nous montrer solidaires, car léirrédentisme et le terrorisme sont des poisons mortels qui ne connaissent pas de frontières. Enfin, je voudrais aussi renouveler mes encouragements à mes frères les Présidents El-Béchir et Salva Kir, comme je léai déjà fait à Midrand en Afrique du Sud au mois de Mars dernier, à persister sur la voie du dialogue en vue de trouver un modus vivendi et réaliser la paix des braves qui est la seule issue viable pour nous tous. Je vous remercie

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