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lundi 28 juillet 2014

Président

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Eid el Fitr ou fête de Ramadan est célébrée ce lundi par la communauté musulmane du Tchad. Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a assisté ce matin à Amdjarass où il a passé tout le mois sacré du ramadan à la grande prière marquant la fin du mois sacré. Le Chef de l’État a ensuite reçu les traditionnels vœux.

Madame, Messieurs les Chefs d’État ; Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations ; Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine ; Distingués Invités ; Mesdames, Messieurs. Je voudrais joindre ma voix à celles des autres intervenants qui m’ont précédé pour exprimer en mon nom personnel et au nom de la délégation qui m’accompagne, mes sincères remerciements et mes profondes gratitudes à mon Frère Théodoro Obiang Nguema Bazogo, Président de la République de Guinée Equatoriale et au peuple Equato-guinéen tout entier pour la qualité de l’accueil et la marque d’attention dont nous avons été l’objet depuis notre arrivée sur cette terre africaine. Qu’il me soit permis à ce niveau, de féliciter et rendre un vibrant hommage au Président en exercice de notre Organisation continentale pour le choix du thème combien important pour la survie de nos populations et le développement de l’Afrique. Car l’Agriculture et la sécurité alimentaire constituent pour l’Afrique un défi majeur à relever. Mesdames, Messieurs ; Notre continent, l’Afrique traine derrière elle, ce palmarès d’espace de misère où vivent les personnes les plus pauvres et les plus affamées du monde. Selon les statistiques de la FAO, près de 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde dont la plus grande partie est en Afrique. Cette étude est fondée sur les productions agricoles déficitaires réalisées et les besoins de consommation alimentaires des ménages. C’est surtout dans les pays du Sahel et de ceux de la Corne de l’Afrique que l’insécurité alimentaire et nutritionnelle reste un phénomène récurrent du fait des conditions agro-écologiques défavorables, accentuées par les changements climatiques et aggravées par les conflits armés. La déclaration de Maputo de juillet 2003 par laquelle, nous, Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, nous sommes engagés à investir au moins 10% de nos budgets nationaux dans l’agriculture afin de porter le taux de croissance du secteur agricole à au moins 6%, constitue une déclaration de guerre contre ce fléau. Mais, en dépit des engagements pris et des efforts déployés pour la mise en œuvre des programmes et projets de développement, l’insécurité alimentaire et nutritionnelle continue à nous défier. Dans la Sous-région du CILSS, nous venons d’adopter en 2012, une stratégie complémentaire, dénommée « Alliance Globale pour l’Initiative de la Résilience au Sahel et en Afrique de l’Ouest (AGIR) », avec le soutien technique et financier de la Communauté internationale. Dans mon pays le Tchad en particulier, fort de la déclaration de Maputo, je me suis engagé personnellement, à consacrer prioritairement mon mandat actuel au développement du monde rural, par des investissements substantiels progressifs avec l’ambition de vaincre la faim au Tchad où près de 80% de la population est rurale. Ainsi, des actions d’intensification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques sont résolument engagées sur la base de planifications cohérentes effectuées avec la participation de tous les acteurs concernés. Cet objectif est réalisable, car comme la plupart des pays du continent, caractérisés par un poids important de la ruralité, le Tchad recèle d’énormes potentialités de développement agricole et halieutique avec : - Un nombre important d’hectares de terres cultivables et de superficies aménageables en périmètres agricoles ainsi que des millions d’hectares de pâturages pour le cheptel. Des milliards de mètres cube d’eau souterraine renouvelés annuellement et des réserves aquifères estimées entre 260 et 550 milliards de mètres cube. Des cours d’eau et des lacs très poissonneux avec des espèces variés de poissons. Mesdames, Messieurs ; Après trois années d’efforts d’investissements soutenus dans l’agriculture, l’élevage et la pêche, la tendance est à la relance de la production avec comme impact, le recul sensible de l’insécurité alimentaire dans la partie sahélienne du pays où ce phénomène est récurrent : il est observé une croissance agricole annuelle de 2%. En plus de la forte contribution du secteur rural à la formation du PIB, les efforts financiers du Gouvernement produisent des impacts positifs visibles sur la production et les conditions de vie de la population. Il est observé, en effet, un recul de l’insécurité alimentaire à l’aide des excédents des productions agricoles de ces deux dernières campagnes agricoles 2012/2013 et 2013/2014 et par une bonne stratégie de réponse aux crises alimentaires observées dans les Régions à déficits céréaliers récurrents. Il est à noter également, l’amélioration des revenus des ruraux par une plus grande offre de produits agricoles sur les marchés grâce aux excédents de production obtenus. Ce qui constitue un élément d’encouragement indéniable. Cependant, beaucoup d’efforts restent encore à faire en Afrique en général, et dans sa partie saharienne et sahélienne en particulier. L’Afrique se doit d’être autosuffisante au plan alimentaire et elle en a les moyens. C’est pourquoi elle doit agir. Cette conviction justifie notre engagement commun de faire de l’année 2014, l’année de l’agriculture, renforçant ainsi notre vision, avec plus de fermeté dans l’action. Je vous remercie.

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