Unité - Travail - Progrès
jeudi 21 mars 2013

Président

3 images

Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a accordé ce midi une audience é Mahamat Abba Seéd. Ce briscard de la politique tchadienne est rentré au pays aprés 31 ans déexpatriation volontaire au Nigéria

Monsieur le Président de la République Gabonaise, mon Frère ALI BONGO ONDIMBA ; Messieurs les Chefs déÉtats et Chers Frères ; Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations au Sommet Extraordinaire sur la Crise Centrafricaine ; Mesdames et Messieurs les ministres ; Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des États et des Organisations Internationales ; Monsieur le Secrétaire Général de la Communauté Economique des États de léAfrique Centrale (CEEAC) ; Distingués Invités ; Mesdames et Messieurs ; En ouvrant ces assises, je me faisais léécho des attentes de tous ceux qui, en République Centrafricaine et ailleurs, nous regardent et fondent beaucoup déespoir sur léissue de nos travaux. Nous avions alors à les rassurer, non pas en termes de succès personnel de léinstitution sous érégionale qui nous réunit ; mais aussi et surtout en terme déimpact positif de ces assises sur nos peuples. A léissue de nos travaux, je me permets de relever avec ferme conviction que chacun de nous a bien mesuré sa responsabilité et a décidé de léassumer. Je veux déabord méadresser à mes pairs Chefs déÉtat de la CEEAC qui ont bien pris la mesure de cette responsabilité en répondant tous les dix (10) à léinvitation du Président en exercice. Je vous en remercie très sincèrement. A mon Frère ALI BONGO ONDIMBA dont le pays renoue avec léoffre de cadre de travail approprié dans notre sous- région, je dis merci. Ma pensée va à mon défunt FrèreAL Hadj OUMAR BONGO ONDIMBA qui a laissé cet héritage déarbre à palabre et dont la plupart déentre nous avons pu bénéficier pour aplanir les difficultés de construction de nos jeunes États-nations. Pour ce faire, je vous demande déobserver une minute de silence à la mémoire de ce grand fils de léAfrique. SILENCE Revenant à cet illustre disparu, il néest pas vain de rappeler quéil séétait investi dans la résolution de la crise centrafricaine en 2008 en acceptant de diriger la MICOPAX. Si, nous avons pu éviter la catastrophe en RCA à la fin de léannée dernière, céest, à néen point douter, la bonne germination de la semence quéil avait mise à terre en son temps. A mes pairs autres chefs déÉtat et en particulier à mon Frère FRANCOIS BOZIZE, je veux réaffirmer mon admiration pour votre sens de responsabilité. Comme vous léavez fait en 2008 en acceptant le déploiement déune mission en RCA, vous venez de nous administrer la bonne preuve de votre sens élevé de léÉtat. A votre corps défendant, vous nous avez offert léoccasion de vous aider. Vous avez courageusement accepté que séouvre une nouvelle ère dans votre pays. Je vous tire mon chapeau. En notre qualité de Président en exercice, je vous rends un hommage mérité au nom de notre organisation sous - régionale. A mes frères centrafricains en oppositionarmée ou démocratiquement opposée à votregouvernement, je salue votre sens de la conciliation et du débat déidées. Vous avez saisi léopportunité que la CEEAC vous a offerte, pour venir à Libreville et vous faire entendre autrement que par la violence verbale, ou armée. Et vous avez même trop parlé. Ce néest que normal. Je vous en félicite même. Le plus important est quéen confrontant vos idées à celles du gouvernement ou des autres forces vives centrafricaines, vous avez dû comprendre que gérer un État, dirigé les hommes néest pas si simple que çà. Et courageusement, vous avez décidé de prendre votre part dans cette gestion. Tout cela est à votre honneur. Maintenant, le plus difficile reste à faire, car il faut que vous intégriez dans cette nouvelle vie publique créée par les conclusions de nos assises. Messieurs les Chefs déÉtat et Chers Frères ; Distingués invités ; Mesdames et Messieurs Nos assises ont été couronnées de succès. Nous avons offert une nouvelle perspective au peuple frère centrafricain. La CEEAC séest donnée les moyens pour aider à la résolution de la crise que traverse la RCA. Je demande aux uns et aux autres de se ressaisir. La paix est avant tout une question de disposition déesprit. Céest un nouveau comportement quéil faut avoir. Vos frères angolais, burundais, camerounais, congolais, gabonais, guinnéeens, saotoméens et tchadiens, partagent vos actuelles peines. Ils vont nous donner les moyens de vous aider à retrouver une vie normale, dans la stabilité et la convivialité. Je vous demande de cultiver léamour. Oubliez les rancunes. Pour vous assister concrètement, la Conférence a renforcé le mécanisme de suivi de nos travaux. Avec la nouvelle orientation donnée à ce mécanisme, céesttoute la nouvelle transition qui doit désormais travailler à rassurer les uns et les autres. Mon Frère DENIS SASSOU NGUESSO a la responsabilité de ce suivi. Le connaissant, il ne lésinera sur aucun moyen pour que la RCA retrouve sa place dans le concert de nos jeunes nations déAfrique Centrale. La MICOPAX est investie déune mission plus lisible déapplication du cessez-le-feu et déapplication des décisions prises ici à Libreville. La MICOPAX assistera les autorités centrafricaines à parfaire léentente quéelles ont réalisée elles é mêmes à Libreville. Jéinvite chacun de nos États membres à traduire en actes léengagement quéil a pris pour soutenir la MICOPAX. Dans ce domaine, le Secrétariat général de la CEEAC devra bénéficier de notre plus grande sollicitude. Avec vous, mes frères centrafricains, il nous faut écrire une nouvelle page de léhistoire de la RCA que vos leaders ont engagé à Libreville. Aux partenaires en développement qui nous ont toujours accompagné, je dis merci. Grace à eux, nous avons pu réunir tous les mécontents centrafricains. Grâce à eux certains blocages ont été levés. Nous continuons à compter sur eux et je sais que chacun saura prendre sa meilleure part dans la gigantesque éuvre de restauration de la République Centrafricaine. Messieurs les Chefs déÉtat et Chers Frères ; Distingués invités En vous souhaitant bon retour dans vos pays ou dans vos institutions, je déclare clos les travaux et en même temps la 2éme session extraordinaire de la CEEAC dédiée à léexamen de la crise politique en République Centrafricaine. Vive la CEEAC Vive la coopération régionale Je vous remercie pour votre attention.

Images associées (3)

Image 1 - Président

im_21_03_2013_1.png

Image 2 - Président

im_20_03_2013_5.png

Image 3 - Président

im_14_01_2013_2.png

Retour aux actualitésArchive: affichage_news_6897.php