Unité - Travail - Progrès
jeudi 26 juin 2014

Président

3 images

DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR L’AGRICULTURE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE (Malabo le 26 Juin 2014)

Monsieur le Secrétaire Général, Grand Chancelier de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES ; Les propos aimables et élogieux que vous venez de tenir à mon endroit et à celui du Gouvernement de notre pays, me vont droit au cœur, et je voudrais vous en remercier très sincèrement. C’est avec une fierté renouvelée et une joie sans commune mesure que je reçois, en ce jour, la dignité de Grand-croix de l’Ordre international des Palmes académiques du CAMES sur proposition du Conseil de l’Ordre qui est l’émanation de la communauté universitaire africaine. Ce qui explique au premier chef ma fierté, c’est l’esprit d’indépendance et de rigueur de cette communauté, sur laquelle, nos nations, nos États et nos peuples fondent de grands et légitimes espoirs. Ma fierté vient également de ce qu’au-delà de ma personne, je sais que vous avez tenu à rendre hommage à l’État et au peuple tchadien. En leur nom, je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude pour cette délicate et éminente marque d’estime et de considération. Au-delà de ma personne, c’est tout le peuple tchadien qui exprime sa fierté pour une distinction qui provient d’une Institution de renom dont le sérieux et la crédibilité sont reconnus au niveau international. Mesdames, Messieurs ; L’organisation à Ndjamena, des assises de la 35e session des Comités Consultatifs Interafricains du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), témoigne de l’esprit d’ouverture de l’Institution et du renforcement des liens de solidarité qui unissent les peuples africains dans leurs diversités culturelle et linguistique. Monsieur le Secrétaire général, Grand Chancelier de l’Ordre, En rappelant si éloquemment, le processus de la naissance de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES et sa mise en œuvre, vous venez là, de brosser un tableau synoptique qui nous a permis de comprendre le travail de mutation opérée par le Conseil des Ministres qui a su tracer une nouvelle trajectoire porteuse d’espoir pour notre organisation commune. Monsieur le Secrétaire général, Grand chancelier de l’ordre, Vous avez eu aussi, l’amabilité de rappeler l’engagement du Gouvernement tchadien dans les activités institutionnelles de notre organisation commune. Je crois que cet engagement procède de notre volonté d’aller de l’avant et notre ferme conviction de contribuer pour une Afrique développée et compétitive. L’Afrique a besoin de développer son potentiel humain et socioéconomique. Cela passe nécessairement par le savoir et le savoir-faire. C’est pourquoi, nous devons mesurer les défis qui se pointent à notre continent l’Afrique, en nous impliquant individuellement et collectivement, pour un investissement durable dans des systèmes éducatifs de qualité et une recherche scientifique accrue et consolidée. Mais nos efforts demeureront vains, si par-dessus tout, nous ne savons pas préserver la paix. Et je pense que vous avez bien fait de rappeler cette récente période tragique mais historique, dont le Tchad, à travers ses fils, s’est illustré en défenseur des libertés individuelles et collectives. Dans notre espace de mondialisation en branle, il va de soi qu’aucun pays n’a de chance de constituer utilement un espace économiquement et culturellement émergent s’il n’accorde pas une place centrale à l’Éducation, à la Formation et à la Recherche dans l’ensemble de ses politiques. Il n’y a donc pas d’autres solutions, moins encore d’autres voies, ni même d’autres alternatives pour l’Afrique, que de se saisir de cette vérité pour définir ses stratégies de développement. C’est pourquoi, le Tchad place l’éducation au premier rang de ses priorités. Ce qui s’est traduit par une expansion du système éducatif à tous les niveaux. Cependant, beaucoup d’efforts restent à fournir en ce qui concerne la qualité de l’éducation, à en juger par les résultats très faibles enregistrés lors de la dernière session du baccalauréat de juin 2013. Et ce, malgré la tenue en septembre 2012, d’un forum national de réflexion sur le système éducatif tchadien qui a adopté des pertinentes recommandations. Il importe de les mettre en application et ceci, sans délai. La mise en place d’une nouvelle cartographie universitaire, à travers l’implantation d’un nombre élevé d’universités, d’instituts supérieurs, des grandes écoles et des centres de recherche dans nos régions, participe de la valorisation des ressources humaines qualifiées, requises pour le développement harmonieux de notre pays. Pour un meilleur encadrement de nos structures universitaires, un plan triennal de formation des cadres supérieurs, tant en quantité qu’en qualité, a été élaboré et, est en cours d’exécution. Monsieur le Secrétaire général du CAMES, Grand Chancelier de l’OIPA/CAMES, Distingués Invités ; Mesdames, Messieurs. C’est pour avoir compris très tôt la substance et la pertinence de l’initiative que nos pays respectifs ont décidé, en 1968, de créer le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement supérieur. En mettant en place le CAMES, qui a obtenu les brillants résultats que l’on sait, nos États ont ainsi illustré, par l’exemple, la supériorité indiscutable d’une entreprise solidaire sur une œuvre solitaire. C’est dans ce contexte, Monsieur le Secrétaire Général du CAMES, qu’un élément particulier de votre propos m’interpelle : La tenue prochaine de la Table Ronde des partenaires techniques et financiers, pressentie pour permettre au CAMES de doper ses énergies en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Afrique. Le CAMES vit une ère transitoire bien que déjà jalonnée de succès, et nous osons croire en un avenir éclatant, tel que l’augure l’issue de la 30e session ministérielle qui aura validé le plan stratégique de développement de notre organisation commune. Monsieur le Secrétaire général du CAMES, Grand Chancelier de l’OIPA/CAMES, Distingués Invités, Mesdames, Messieurs. Je saisis cette occasion pour féliciter l’ensemble des membres de la communauté universitaire pour le travail accompli en faveur de l’émergence de cette élite africaine, et leur demander de se mettre en synergie avec l’humilité qui caractérise celui qui élève son esprit, au service de la renaissance de l’Afrique. Vive le CAMES ; Vive l’Ordre international des Palmes Académiques du CAMES ; Vive la solidarité Régionale ; Je vous remercie.

Images associées (3)

Image 1 - Président

im_26_06_2014_2.gif

Image 2 - Président

im_26_06_2014_3.gif

Image 3 - Président

alloc_22_07_2013_int.gif

Retour aux actualitésArchive: affichage_news_3264.php