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samedi 15 décembre 2012

Président

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Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reéu en audience ce samedi les évéques du Tchad, conduits par le président de la Conférence Episcopale, Monseigneur Jean Claude Bouchard

Son Excellence, Monseigneur MATHIAS NGARTERI ; Archevêque de NéDamna ; CHEIKH HISSEIN HASSAN ABAKAR, Président du Conseil supérieur des affaires islamiques ; Révérend Pasteur SOUINA POTIFAR, Secrétaire général de léEntente des églises et missions évangéliques au Tchad ; Distingués invités ; Mesdames, messieurs ; Merci du fond de mon céur, pour les mots bien aimables prononcés à mon égard. Merci pour méavoir fait consacrer désormais, une journée, dans léannée, pour la paix, la cohabitation pacifique et la concorde nationale .Céest un symbole très fort qui montre clairement votre volonté, vous hommes de Dieu et la mienne aussi, mais sans doute celle de tous les Tchadiens, déexorciser à jamais les démons de la violence, de léautodestruction et de la désunion. Céest également léesprit qui méa animé, lorsque jéai déclaré solennellement à Ati, le 1er décembre 2010, la Renaissance du Tchad. Un Tchad nouveau débarrassé des rancéurs du passé, un Tchad de citoyenneté où tout le monde séassume et séaccepte, un Tchad de progrès où le meilleur doit être recherché, léintérêt général mis en avant et léamour de la patrie au-dessus de tout ! Chers compatriotes, Pour ceux qui demeurent encore sceptiques, je voudrais vous réaffirmer ici, haut et fort, mon engagement total pour la paix. Jéai prouvé que pour la paix, jéétais et demeure prêt au sacrifice suprême afin que nos concitoyens y aspirent, pleinement. Aujourdéhui, la guerre est terminée et plus aucun Tchadien néen voudrait ! Mais cela néest pas une condition suffisante pour restaurer la paix absolue dans notre pays ; il nous faut mener et gagner une autre bataille, plus insidieuse, plus subtile et réellement plus complexe, celle contre la pauvreté et tout son cortège. Je comprends en cela, léinterpellation de léEvêque NGARTERI, sur la gestion des ressources naturelles, don de Dieu et le chômage des jeunes diplômés, la cherté de vie auxquels jéajouterai déautres défis comme la promotion de la femme, les problèmes dééducation, de santé et ceux évoqués par le Pasteur SOUINA. Croyez moi, je consacrerais toute mon énergie pendant ce quinquennat pour rompre le cercle vicieux de la pauvreté, libérer léénergie créatrice des citoyens, jeunes, hommes et femmes pour faire du Tchad, berceau de léhumanité, un pays où il fait bon vivre. Un pays joyeux, pacifique qui avance en chantant, grâce à Dieu qui nous a donné cette terre et qui veille sur nous ! Jéai dit à Moundou, quéaucun Tchadien néest supérieur à léautre. Du Nord au Sud, de léEst à léOuest, le Tchad est une seule et même entité. Comment penser, au moment où nous savons que léorigine de léhumanité est au Tchad, que nous semions entre nous la division ! Notre responsabilité va au é delà de léobligation de nous accepter, nous citoyens Tchadiens, car nous avons aussi le devoir en tant que source de léhumanité déaccueillir les frères et séurs des autres pays du monde. Cela est par ailleurs conforme à la parole de Dieu comme je viens encore de léentendre. Pour moi, la paix est une seconde religion. Céest pourquoi, je la souhaite pour tout le peuple tchadien. A cet effet, la culture de la paix doit être inculpée à tous nos enfants dans nos cours dééducation religieuse. Car le christianisme et léislam enseignent léamour du prochain, la tolérance. Jamais au grand jamais, la religion ne doit constituer une source de division ; de haine ou de rejet de léautre. Tout au contraire, elle doit être la source déinspiration pour une cohabitation sereine, pacifique et réelle. Néest-ce pas que nous sommes tous des descendants déAbraham pour les chrétiens, déIbrahim pour les musulmans, les prophètes Moise ou Moussa, David ou Daoud, Jacob ou Yacoub, Isaac ou Issaka, Joseph ou Youssouf ; Jésus ou Issa ? Alors, je méinterroge sur les divisions fondées sur la religion. Je suis sudiste donc chrétien ! Je suis nordiste donc musulmans ! Ces deux religions révélées ne se définissent pas par les points cardinaux. Les livres saints que sont le Coran et la Bible sont envoyés pour le bien du peuple de Dieu et non pour une région ou une communauté. Chers frères Monseigneur MATHIAS NGARTERI, Cheikh HUSSEIN ABAKAR et Pasteur SOUINA POTIFAR, Vous êtes des Guides pour vos fidèles.Par vos homélies ou Khoutba, vous avez contribué sans nul doute, à préserver la paix dans notre pays. Je vous en remercie infiniment et vous exhorte à poursuivre votre éuvre de salut en implorant la bénédiction du Tout Puissant, le miséricordieux, afin quéil exauce vos prières pour la paix et la prospérité de notre pays. A tous les chefs religieux du pays et à leurs fidèles, jéen appelle à votre vigilance pour ne pas tomber dans les travers de léintégrisme, de léintolérance et des sectes de toutes origines pouvant mettre en danger léunité nationale, la cohabitation pacifique et la concorde nationale. En effet, il y a des individus mal intentionnés et manipulables qui exploitent la religion à des fins inavouées. Les religions condamnent la violence et léincitation à la haine. Le terrorisme, au nom de la religion, ne doit pas avoir droit de cité dans notre pays. Comme il est écrit dans le saint Coran, « le diable est léennemi de léêtre » et le terroriste étant assimilé au diable, comme tel, il doit être combattu. Les Tchadiens sont des êtres aguerris et tolérants. Par conséquent, ils ne doivent pas céder à cette tentation. Néécoutez pas ces faux dévots évangélistes ou soit disant prêcheurs qui, par leurs discours, sèment la division et la haine sur des bases religieuses. Mes chers compatriotes ; Le seul combat à mener, je viens de le dire, céest la lutte contre la pauvreté, autrement dit, le développement économique et social. Nous devons faire en sorte que chaque Tchadienne et chaque Tchadien mange à sa faim, ait un habitat décent, éduque et soigne son enfant et jouisse pleinement de sa liberté de pensée et déaction. Léinjustice et la corruption qui sont considérées comme des péchés mortels doivent être éradiquées de notre société. Chacune et chacun doit gagner son pain à la sueur de son front. Les fonctionnaires à tous les échelons de la hiérarchie et notamment ceux de léAdministration territoriale, les ministres et les députés doivent accomplir leurs devoirs en toute probité. Le Tchad de la Renaissance est un État de droit et je ne tolérerai pas les véreux dans léadministration. Chers compatriotes ; Nous avons trop souffert de la guerre, des agressions extérieures, des querelles inter ethniques ou communautaires. Exorcisons à jamais ces douloureux souvenirs. Faisons de notre pays, un havre de paix, pour nous émêmes, pour la sous région et pour léAfrique, à léheure où de graves remous affectent le monde. Céest mon serment. Vive le Tchad éternel, fort et prospère.

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