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samedi 15 décembre 2012

Président

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Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reéu en audience ce samedi les évéques du Tchad, conduits par le président de la Conférence Episcopale, Monseigneur Jean Claude Bouchard

Mesdames, Messieurs les Chefs déÉtat et de Gouvernement ; Monsieur le Secrétaire Général de léOrganisation des Nations-Unies ; Céest un honneur et une fierté, au nom du peuple tchadien et de son Gouvernement, de prendre la parole devant cette auguste assemblée de la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable. Permettez-moi, tout déabord, déadresser, au nom de la délégation tchadienne qui méaccompagne, mes félicitations et mes remerciements à la Présidente de la République Fédérale du Brésil, au Gouvernement et au peuple brésiliens, pour avoir accepté une nouvelle fois, vingt ans après, déaccueillir la Conférence sur le Développement Durable, et pour toutes les marques déattention dont nous sommes léobjet depuis notre arrivée à Rio de Janeiro.Permettez-moi aussi de féliciter vivement le Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur BAN KI-MOON pour son engagement dans léorganisation efficace de cette importante Conférence sur le Développement Durable. Mesdames, Messieurs les Chefs déÉtat et de Gouvernement ; Mesdames, Messieurs, Vingt ans après la première Conférence sur la terre, nous sommes réunis ici, pour débattre de léavenir de notre planète. En ma qualité de Président en exercice de la Communauté Economique des États de léAfrique Centrale (CEEAC), du Comité Permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) et de léAutorité du Bassin du Niger (ABN), je mesure la gravité de la situation de précarité écologique, doublée déune conjoncture économique difficile, dans laquelle évoluent les pays africains. Mon pays, le Tchad, situé au céur de léAfrique, est le verrou continental contre léavancée galopante du désert. Il est aussi le dernier rempart contre les effets néfastes des perturbations climatiques du bassin forestier du Congo, deuxième poumon de notre planète, et contre la perte effrénée de la diversité biologique. Solidaire avec la Communauté internationale, il a signé et ratifié les trois (3) Conventions jumelles de Rio de Janeiro, séengageant ainsi à en assurer leur mise en éuvre effective. Tous nos efforts visent à assurer un développement durable dans un environnement préservé. Dans le souci de dégager les priorités dont la mise en éuvre permettra de poursuivre nos efforts de protection de léenvironnement et le développement durable du monde rural qui constitue plus de 80% de la population tchadienne, nous avons décidé de consacrer les trois premières années de notre quinquennat à sa promotion et à son bien-être. Cette politique volontariste inclut la lutte contre la pauvreté et bien évidemment léintégration de lééconomie verte. A cet effet, le Gouvernement de la République du Tchad a organisé déimportantes rencontres: Il séagit entre autres du premier Sommet des Chefs déÉtat et de Gouvernement sur léInitiative de la Grande Muraille Verte, du Forum sur la promotion du monde rural ; du Forum International sur les Energies Renouvelables, du Forum national sur la santé et du Forum pharmaceutique international. Pays en développement cité parmi les Pays les Moins Avancés, le Tchad a une économie caractérisée par la prédominance des activités du secteur rural, un secteur dont léévolution dépend essentiellement des conditions géo-climatiques. Malgré son entrée, depuis 2003, dans le cercle des pays producteurs de pétrole, ses priorités demeurent orientées vers le développement du monde rural, toujours prioritaire dans la répartition des ressources pétrolières. Conséquemment, la promotion effective de lééconomie verte y est porteuse de grands espoirs. Mesdames, Messieurs, Dans la perspective de la Conférence sur le Développement Durable, mon pays a pris une part active aux différentes rencontres africaines préparatoires à « RIO plus 20 ». Céest dire quéil réaffirme son soutien sans faille à la position commune africaine sur les différents points inscrits à léordre du jour et dont la République séur du CONGO en est le porte-voix. Tout en partageant la pertinence du thème de la Conférence, à savoir lééconomie verte dans le contexte du Développement Durable et de lééradication de la pauvreté, la République du Tchad réaffirme également son engagement politique à la mise en éuvre de léAgenda 21 et des trois (3) Conventions de RIO. Et pour assurer la transition positive des économies traditionnelles vers une économie verte, notre engagement séexprimera à travers léadoption et la mise en éuvre des mesures concrètes qui concernent particulièrement : -le renforcement des secteurs prioritaires de lééconomie verte, le développement de nouveaux projets verts et la coopération internationale, notamment sud-sud ; -la mise en place déune stratégie de renforcement des capacités des institutions publiques, privées, des collectivités territoriales décentralisées et des organisations de la société civile ainsi que léadoption déune approche de concertation et de partenariat entre les différents acteurs ; -la mise en place déun partenariat national pour le Développement Durable et déun système de suivi-évaluation participative ; -léadoption et la mise en éuvre déune stratégie de mobilisation des fonds, avec des financements innovants, tant à lééchelle nationale que sous-régionale et internationale ; -la promotion de la recherche-développement-formation et des emplois verts. Mesdames, Messieurs, Notre monde vit de réelles menaces écologiques et il est de notre devoir déagir, dans la solidarité, pour le bien-être des générations actuelle et future. Pour ce faire, je vous annonce et par la même occasion vous convie à léatelier sur la réhabilitation du Lac- Tchad, cette mer intérieure qui est aujourdéhui menacée de disparition, atelier qui aura lieu, demain, le 21 juin, en marge de cette conférence. Enfin, je souhaite vivement que les principales conclusions auxquelles nous parviendrons au sortir de la présente Conférence soient, en termes de solutions réalistes et réalisables, à la hauteur de léampleur des phénomènes naturels de la désertification, de la dégradation des terres, de la perte de la diversité biologique et des perturbations climatiques. Il est, en effet, temps déagir pour la survie des milliards déhabitants victimes de ces phénomènes qui mettent à mal nos efforts de croissance économique, dééquité sociale et de protection de léenvironnement. Je vous remercie.

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