Eid el Fitr ou fête de Ramadan est célébrée ce lundi par la communauté musulmane du Tchad. Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a assisté ce matin à Amdjarass où il a passé tout le mois sacré du ramadan à la grande prière marquant la fin du mois sacré. Le Chef de lÉtat a ensuite reçu les traditionnels vux.
Madame, Messieurs les Chefs dÉtat ; Mesdames, Messieurs les Chefs de délégations ; Madame la Présidente de la Commission de lUnion Africaine ; Distingués Invités ; Mesdames, Messieurs. Je voudrais joindre ma voix à celles des autres intervenants qui mont précédé pour exprimer en mon nom personnel et au nom de la délégation qui maccompagne, mes sincères remerciements et mes profondes gratitudes à mon Frère Théodoro Obiang Nguema Bazogo, Président de la République de Guinée Equatoriale et au peuple Equato-guinéen tout entier pour la qualité de laccueil et la marque dattention dont nous avons été lobjet depuis notre arrivée sur cette terre africaine. Quil me soit permis à ce niveau, de féliciter et rendre un vibrant hommage au Président en exercice de notre Organisation continentale pour le choix du thème combien important pour la survie de nos populations et le développement de lAfrique. Car lAgriculture et la sécurité alimentaire constituent pour lAfrique un défi majeur à relever. Mesdames, Messieurs ; Notre continent, lAfrique traine derrière elle, ce palmarès despace de misère où vivent les personnes les plus pauvres et les plus affamées du monde. Selon les statistiques de la FAO, près de 800 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde dont la plus grande partie est en Afrique. Cette étude est fondée sur les productions agricoles déficitaires réalisées et les besoins de consommation alimentaires des ménages. Cest surtout dans les pays du Sahel et de ceux de la Corne de lAfrique que linsécurité alimentaire et nutritionnelle reste un phénomène récurrent du fait des conditions agro-écologiques défavorables, accentuées par les changements climatiques et aggravées par les conflits armés. La déclaration de Maputo de juillet 2003 par laquelle, nous, Chefs dÉtat et de Gouvernement de lUnion Africaine, nous sommes engagés à investir au moins 10% de nos budgets nationaux dans lagriculture afin de porter le taux de croissance du secteur agricole à au moins 6%, constitue une déclaration de guerre contre ce fléau. Mais, en dépit des engagements pris et des efforts déployés pour la mise en uvre des programmes et projets de développement, linsécurité alimentaire et nutritionnelle continue à nous défier. Dans la Sous-région du CILSS, nous venons dadopter en 2012, une stratégie complémentaire, dénommée « Alliance Globale pour lInitiative de la Résilience au Sahel et en Afrique de lOuest (AGIR) », avec le soutien technique et financier de la Communauté internationale. Dans mon pays le Tchad en particulier, fort de la déclaration de Maputo, je me suis engagé personnellement, à consacrer prioritairement mon mandat actuel au développement du monde rural, par des investissements substantiels progressifs avec lambition de vaincre la faim au Tchad où près de 80% de la population est rurale. Ainsi, des actions dintensification des productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques sont résolument engagées sur la base de planifications cohérentes effectuées avec la participation de tous les acteurs concernés. Cet objectif est réalisable, car comme la plupart des pays du continent, caractérisés par un poids important de la ruralité, le Tchad recèle dénormes potentialités de développement agricole et halieutique avec : - Un nombre important dhectares de terres cultivables et de superficies aménageables en périmètres agricoles ainsi que des millions dhectares de pâturages pour le cheptel. Des milliards de mètres cube deau souterraine renouvelés annuellement et des réserves aquifères estimées entre 260 et 550 milliards de mètres cube. Des cours deau et des lacs très poissonneux avec des espèces variés de poissons. Mesdames, Messieurs ; Après trois années defforts dinvestissements soutenus dans lagriculture, lélevage et la pêche, la tendance est à la relance de la production avec comme impact, le recul sensible de linsécurité alimentaire dans la partie sahélienne du pays où ce phénomène est récurrent : il est observé une croissance agricole annuelle de 2%. En plus de la forte contribution du secteur rural à la formation du PIB, les efforts financiers du Gouvernement produisent des impacts positifs visibles sur la production et les conditions de vie de la population. Il est observé, en effet, un recul de linsécurité alimentaire à laide des excédents des productions agricoles de ces deux dernières campagnes agricoles 2012/2013 et 2013/2014 et par une bonne stratégie de réponse aux crises alimentaires observées dans les Régions à déficits céréaliers récurrents. Il est à noter également, lamélioration des revenus des ruraux par une plus grande offre de produits agricoles sur les marchés grâce aux excédents de production obtenus. Ce qui constitue un élément dencouragement indéniable. Cependant, beaucoup defforts restent encore à faire en Afrique en général, et dans sa partie saharienne et sahélienne en particulier. LAfrique se doit dêtre autosuffisante au plan alimentaire et elle en a les moyens. Cest pourquoi elle doit agir. Cette conviction justifie notre engagement commun de faire de lannée 2014, lannée de lagriculture, renforçant ainsi notre vision, avec plus de fermeté dans laction. Je vous remercie.
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