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jeudi 21 mars 2013

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Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a accordé ce midi une audience é Mahamat Abba Seéd. Ce briscard de la politique tchadienne est rentré au pays aprés 31 ans déexpatriation volontaire au Nigéria

Monsieur le Président de léAssemblée Nationale ; Mesdames et Messieurs les Députés ; Conformément à léArticle 90 de la Constitution de notre pays, Je vous avais informé le 27 Décembre 2012 de léévolution de la crise politique et sécuritaire en République Centrafricaine .Cette crise nécessitait léimplication de notre pays en tant quéÉtat membre et surtout pays assurant la présidence au Sommet de la Conférence des Chefs déÉtat de la Communauté Economique des États déAfrique Centrale (CEEAC). Céest avec un réel plaisir que je me dois de vous confirmer que léengagement de notre pays et de léensemble de la Communauté a permis déapporter un début de solution au drame centrafricain. La CEEAC a réussi à réunir les frères ennemis centrafricains et à les faire parvenir à une entente. La décrispation qui en résulte fait nourrir de légitimes espoirs pour léavenir de ce pays voisin et frère. Naturellement léentretien de ce nouveau climat a besoin déun soutien de notre part. A cet égard léAssemblée Nationale doit être informée pour que, en plus des cotisations statutaires quéelle a déjà votées dans le cadre des lois de finances, elle soit en mesure déautoriser de nouvelles dépenses pour les forces déployées en RCA. Dans tous les cas, la MICOPAX a été réorientée dans son action, pour passer déune force déinterposition, à une mission déappui général à la mise en éuvre du consensus de Libreville. Cela nécessitera au moins un an de présence correspondant à la durée de la transition en RCA. Nous sommes là-bas avec des forces fournies par léensemble des États membres de la CEEAC. En clôturant le Sommet extraordinaire de Libreville, Nous néavons pas perdu de vue les deux autres foyers de tension inquiétants que sont la République Démocratique du Congo et le Mali. Dans le cas particulier du Mali, le Tchad partage avec ce pays léappartenance à la région sahélienne ainsi quéà des organismes communs de coopération comme le Comité Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), la Communauté des États Sahélo-Sahariens (CEN-SAD), léAutorité du Bassin du Niger (ABN). Aujourdéhui, le Mali est dans les projecteurs de léactualité avec léengagement des opérations militaires de reconquête de la plus grande partie du territoire occupée par une rébellion armée menée par le MLNA et par des groupes terroristes que sont le MUJAO, ANSAR DINE et AQMI. Dès le déclenchement de cette crise il y a plus de neuf (9) mois, des sollicitations plus ou moins ouvertes ont été adressées au Tchad pour une intervention en faveur des autorités légales du Mali. Léattention accordée ainsi à notre pays est certes léexpression déun signe de considération pour les efforts déployés en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique, mais en même temps elle nous commande de faire preuve de beaucoup de responsabilités en tant que Nation située au céur du continent. Depuis le 11 Janvier 2013, des regards sont constamment tournés vers nous pour scruter le moindre signe de réaction de notre part par rapport au déclenchement, par la France, de léOpération SERVAL, au Mali. Vous comprendrez, Mesdames et Messieurs les Députés que le Tchad ne pourrait continuer à garder le silence. Il ne peut se soustraire à son obligation de solidarité vis-à-vis du peuple malien. Céest la raison pour laquelle Jéai donné léaccord du Tchad à la demande des autorités françaises pour que la mission Epervier puisse être mobilisée au profit de léopération SERVAL à partir de notre territoire. En outre, Nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de léArmée Nationale Tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la restauration de la souveraineté et de léintégrité territoriale de la République du Mali. Nous avons ainsi agi conformément à la résolution 2085 du 20 Décembre 2012 du Conseil de Sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), aux appels de léUnion Africaine et à la demande expresse en date du 14 Janvier 2013 du Président de la République du Mali. A la Représentation Nationale, Je me dois de faire noter que nous ne sommes pas en guerre contre un pays étranger. Si nous devons sortir de nos frontières, céest pour participer à la défense déune cause juste. Cette cause juste, céest aujourdéhui le sort du peuple frère malien pris en otage par les extrémistes sans foi ni loi. Cette cause juste, céest aussi léaffirmation de léintangibilité des frontières héritées de la colonisation que léOUA déabord puis léUnion Africaine ont érigé en principes cardinaux dans la gestion des conflits en Afrique. Cette cause juste, céest enfin notre responsabilité en tant quéÉtat membre de léOrganisation des Nations Unies de remplir les obligations édictées par cette instance. Dans le cas du Mali, léONU a résolu déen extirper les extrémistes et de rétablir léintégrité et la souveraineté de léÉtat. A la Représentation Nationale de notre peuple, ce message de vérité mérite déêtre délivré en toute priorité, et Je ne me fais pas déillusion que vous saurez nous comprendre et nous appuyer dans la gestion de cette crise qui affecte un pays frère victime de la barbarie et de léobscurantisme. Je vous remercie pour votre attention.

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