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mercredi 8 mai 2013

Président

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Le Chef de léÉtat IDRISS DEBY ITNO a accordé ce matin une audience au ministre gabonais des Affaires étrangères, M. Issozé Ngondet Emmanuel. Il est porteur déun message de son Président, Ali Bongo Ondimba é son homologue IDRISS DEBY ITNO.

Messieurs les Chefs déÉtat et Chers Frères, Messieurs les Premiers Ministres, Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations, Honorables Délégués, Distingués invités ; Au nom de tous les ressortissants de notre Communauté, je vous remercie déavoir effectué le déplacement de NéDjaména pour la reforme et la relance de la Communauté des États Sahélo-Sahariens. Au terme de nos travaux, nous pouvons être fiers déavoir atteint léobjectif que nous nous sommes fixés en 2010, à savoir la restructuration de notre organisation qui avait tendance à séécarter du chemin que nous lui avons tracé à sa naissance. Notre rencontre déaujourdéhui, précédée de celles de nos Ministres en charge des Affaires Etrangères et des Experts, marque en effet un nouveau départ pour la Cen-Sad, grâce à un Traité révisé et de nouvelles règles de gestion de ses structures et de ses ressources. Nous avons engagé léOrganisation dans une nouvelle dynamique avec léinstitution de mécanismes permettant une gestion efficace des crises dans notre espace commun. Messieurs les Présidents et Chers frères, Mesdames et Messieurs, Notre Continent et en particulier la zone sahélo-saharienne, tend à devenir un repaire des groupes terroristes et des bandes de trafiquants qui y répandent la terreur et la désolation. Ils agissent comme le cancer en séattaquant progressivement à toutes les parties de léorganisme. Cette gangrène terroriste a prospéré sur le terreau de la pauvreté de nos États, de la misère de certaines de nos populations et de la crédulité de notre jeunesse. Elle a également profité de la faiblesse des moyens de défense de nos États. Ces terroristes ont nourri un dessein funeste pour toute notre sous-région qui a failli se réaliser avec léoccupation déune bonne partie du territoire malien. La prompte réaction de la France, suivie déune mobilisation sans précédent de toute léAfrique, a mis un terme à cette menace. Ce projet dangereux doit agir sur nous comme un déclic et nous faire prendre conscience de la faiblesse de nos États pris individuellement et de la précarité de nos moyens de lutte. Seuls, nous ne pouvons ni contenir, ni vaincre cette menace. Certes, nous devons une infinie reconnaissance à la France, mais nous ne pouvons nous complaire dans cette incapacité à assurer notre propre sécurité un demi-siècle après nos indépendances. Aussi, avons-nous léimpérieuse nécessité de mutualiser nos efforts pour faire face à tous les périls. Alors, nous serons moins vulnérables. En se dotant déune structure en charge de la paix et de la sécurité, la Cen-Sad apporte une première réponse à cette lacune. Mais cette réponse ne doit pas être théorique ; il néest plus question pour nous de créer des structures vides de sens, sans aucune prise sur nos réalités. Par conséquent, jéexhorte le Secrétariat Général à finaliser très rapidement les textes régissant ces structures que nous venons de créer, afin que nos États les mettent en éuvre. Jéinvite ici le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de léUnion Africaine à nous apporter tout léappui technique nécessaire. Je saisis léoccasion de sa présence parmi nous pour appeler à une mise en éuvre rapide de toutes les décisions que nous avons prises à léUnion africaine pour rendre effectif et opérationnel la Force de Réaction rapide du Continent Bien entendu, cela néest possible quéavec le soutien politique, matériel et financier de tous les États africains. La crise que vient de vivre un de nos membres doit nous inciter à aller résolument dans cette direction. Céest une question de fierté africaine. Frères et séurs des pays membres de la Cen-Sad ; Les Tchadiens ont été très heureux et fiers de vous recevoir. Tout en vous réitérant mes remerciements pour votre participation à ce grand rendez vous de léintégration africaine, je déclare close la Session Extraordinaire de Conférence des Chefs déÉtats et/ou de Gouvernement de la Communauté des États Sahélo-Sahariens. Je vous remercie.

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