Communication de la Première Dame HINDA DEBY ITNO à la session des Premières Dames pour léélimination de nouvelles infections chez les enfants.
Madame la Présidente du Panel ; Mesdames, Messieurs ; Je voudrais, avant tout propos, vous adresser mes vifs remerciements aux organisateurs de la session extraordinaire de léAssemblée générale des Nations Unies sur la nouvelle déclaration de riposte mondiale au Sida. En effet, à léinstar des femmes des autres pays du monde, les Tchadiennes sont également confrontées à la problématique du VIH/SIDA dont les conséquences sont néfastes pour elles et pour leur famille. Je me réjouis de cette occasion qui nous permet déévoquer le poids de la pandémie dans les familles et la société tchadienne, en même temps que les efforts déployés par le gouvernement, la société civile et les organisations internationales pour venir à bout de cette maladie. « Que faire pour parvenir à léobjectif de zéro nouvelle infection » ? Le Tchad, en attendant une réponse de la communauté internationale, a mis en place une stratégie visant à réduire la transmission du VIH de la mère infectée à léenfant dans son programme de santé maternelle, néonatale et infantile et de santé de reproduction, à travers le paquet minimum déactivité des formations sanitaires.Cette stratégie passe par léaccès au conseil et dépistage volontaire pour le VIH de toutes les femmes enceintes ou en âge de procréer ; léaccès aux antirétroviraux (ARV) pour les femmes enceintes séropositives et leurs enfants. Je tiens à préciser ici que les accès au conseil et aux ARV sont gratuits depuis 2006. Ensuite, déautres stratégies ont été développées et portent notamment sur la promotion déune alimentation à moindre risque pour le nouveau-né et le nourrisson, nés de mères séropositives, la formation du personnel et la communication pour le changement de comportement. Le Tchad a consenti déimportants efforts pour traduire toutes ces stratégies dans les faits. Céest ainsi que déune seule structure de prévention de transmission de la mère à léenfant quéétait léHôpital général de référence nationale en 2005, on note aujourdéhui léexistence de 120 sites. Dans sa quête pour inverser les tendances, le Tchad a engagé des actions significatives, notamment : - léintroduction de la technique de diagnostic précoce chez les nouveau-nés dès léâge de deux semaines; - la formation de 529 agents de santé en Prévention de la Transmission de la mère à léenfant (PTME), rien que pour léannée 2010 et au cours du premier trimestre 2011 ; - le dépistage de 13. 364 femmes enceintes en 2010 sur les 32.977 reçues en consultation prénatale ; - la mise sous prophylaxie ARV de près de 1.000 femmes enceintes ; - léorganisation, il y a quatre ans, déune conférence sur la prévention de la transmission de la mère à léenfant. Cependant, je méempresse de souligner que ces actionssont insuffisantes. Nous aurions aimé une plus grande couverture du Tchad en sites de prévention de transmission, en rendant fonctionnels tous les 770 centres de santé que compte le Tchad, car nous faisons face au phénomène migratoire des femmes enceintes séropositives qui vont accoucher dans les centres où leur statut est ignoré. Cette pratique influe négativement sur la prise en charge et le suivi de leurs enfants. Dans le but déintensifier la prévention de la transmission de la mère à léenfant, il est prévu léouverture dans quatre(4) régions du Tchad de centres de prévention au courant de cette année 2011. Ils devront progressivement séétendre à léensemble des régions du Tchad.Un plan déélimination de la transmission du VIH de la mère à léenfant est en cours déélaboration. Pour ce faire, je profite de léopportunité que méoffre cette tribune, pour lancer un appel solennel à la communauté internationale pour quéelle soutienne et appuie le Tchad dans son plan national de riposte au sida. Mesdames, Messieurs ; En plus des actions en faveur de prévention de la transmission du VIH de la mère à léenfant qui, pour nous, procède de la promotion Genre et de la lutte pour le bien-être des humains, nous menons également des plaidoiries auprès des plus hautes autorités sur des sujets déimportance. Céest ainsi, par exemple, que nos plaidoiries auprès du Président de la République ont abouti à la prise en charge médicale totale par léÉtat des personnes vivant avec le VIH et à la gratuité des ARV. Car, vous êtes sans ignorer que les conséquences sociales du VIH/sida sont léaugmentation de la population des orphelins suite au décès des parents. A léoccasion de la Journée Mondiale du Sida, jéorganise des cérémonies au cours desquelles, toutes les personnes vivant avec le VIH sont invitées. Je fais également une déclaration invitant les femmes et les hommes au dépistage volontaire et je dénonce par la même occasion la stigmatisation dont les personnes vivant avec le VIH/sida sont léobjet. Mesdames, Messieurs ; Sous léimpulsion de Son Excellence, Monsieur IDRISS DEBY ITNO, Président de la République, Chef de léÉtat, des actions hardies ont été menées au Tchad. Déimportants textes nationaux ont été adoptés. Jéen citerai trois qui sont, à mes yeux, les plus significatifs : la Déclaration de politique déintégration de la femme au développement ; la loi N°06 du 15 avril 2001 portant promotion de la santé de la reproduction et celle N°019 de septembre 2007 portant lutte contre le VIH/SIDA et la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA. Céest dire que grâce au Président de la République, notre pays a enregistré des progrès importants en matière déégalité des sexes et de lutte contre le VIH/SIDA. Mesdames, Messieurs ; La réduction de la mortalité maternelle et infantile constitue un objectif majeur pour le Gouvernement Tchadien. Ainsi, il a organisé en 2009 une conférence sur le lancement de la campagne déaccélération pour la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA). A léissue des travaux, jéai été désignée marraine de la CARMMA. Séagissant des femmes victimes des fistules dont je suis la marraine de leur association, il faut relever léengagement du Gouvernement dans la prise en charge des opérations de fistules obstétricales et de la réinsertion des malades. Un centre de traitement des fistules et de prise en charge est opérationnel depuis quelques semaines à NéDjaména. Enfin, je suis également la marraine de la campagne de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, cette fois-ci, ce sont les Nations Unies qui méont sollicitée. Je voudrais, déores et déjà, féliciter et remercier toutes les agences du système des Nations-Unies qui ont appuyé les efforts du Gouvernement Tchadien et continuent de le soutenir dans sa lutte contre la pandémie du Sida. Je vous remercie.
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