Le Chef de léÉtat IDRISS DEBY ITNO a accordé ce matin une audience au ministre gabonais des Affaires étrangères, M. Issozé Ngondet Emmanuel. Il est porteur déun message de son Président, Ali Bongo Ondimba é son homologue IDRISS DEBY ITNO.
Messieurs les Chefs déÉtat et Chers Frères, Messieurs les Premiers Ministres ; Monsieur le Président de léAssemblée Nationale ; Mesdames et Messieurs les Présidents des Grandes Institutions ; Mesdames et Messieurs les Chefs de Délégations, Monsieur le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de la Commission de léUnion Africaine, Représentant Mme la Présidente de la Commission ; Monsieur le Secrétaire Général par intérim de la CEN-SAD; Mesdames et Messieurs les Secrétaires Généraux et Représentants des Communautés séurs et des Organes Spécialisés de la CEN-SAD ; Mesdames et Messieurs les Ministres ; Mesdames et Messieurs les Membres du Corps Diplomatique ; Monsieur le Maire de la ville de NéDjaména ; Honorables Délégués ; Distingués invités ; Mesdames, Messieurs Votre participation à ce sommet est incontestablement un signe éloquent de notre attachement à la Communauté des États Sahélo-Sahariens et de léespoir que nous plaçons tous en elle dans la résolution de nos problèmes communs. Aussi, voudrais-je, au nom du peuple tchadien et de tous les Ressortissants de notre Communauté, Vous remercier déêtre venu à NéDjaména et Vous souhaiter un agréable séjour. Messieurs les Chefs déÉtat et de Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les Ministres Nos présentes assises qui doivent être celles du renouveau se tiennent à un moment très particulier pour la CEN-SAD. En effet, outre le fait que notre Organisation doit trouver les voies et moyens de se remettre à flots après la tourmente libyenne qui léa ébranlée gravement, la plongeant dans une profonde léthargie, son espace communautaire est frappée de plein fouet par léune des pires crises quéait connu le Continent. Notre Communauté a été en effet totalement paralysée durant la révolution libyenne. Le personnel séest retrouvé à la dérive, sans protection et sans ressources, livré à lui-même. Dieu merci, la situation tend à séaméliorer et je voudrais à cet effet rendre hommage au Premier Ministre, Dr Ali ZEIDAN, pour son investissement personnel dans la restitution du siège et des biens de la CEN-SAD. Elle est ainsi rétablie dans sa plénitude déOrganisation Internationale à part entière. Ainsi, grâce à cette normalisation, la Conférence pourra statuer sur les propositions tendant à redynamiser notre Communauté en vue de la rendre plus opérationnelle. A léissue des concertations aux niveaux des Experts puis des Ministres à Ouagadougou, à NéDjaména et à Rabat en février, juin et juillet 2012, un certain nombre de mesures sont soumises à notre appréciation, en vue de refonder notre Communauté, dans la perspective de parvenir à une plus grande efficacité. Cette mutation était rendue nécessaire par le bilan mitigé, voire globalement négatif tiré des douze (12) années déexistence de la CEN-SAD. Cela passe par une réflexion sur la révision de sa techno structure institutionnelle et léintroduction de nouveaux mécanismes dédiés à léamélioration du fonctionnement du Secrétariat Général. Les principales innovations de cette révision, céest le projet de création déun Conseil Permanent chargé du Développement Durable et déun Conseil Permanent pour la Paix et la Sécurité Six mois après la Conférence de « Rio Plus Vingt » où nous avons tous pris des engagements, nul ne saurait être surpris par léinitiative de créer un Conseil Permanent pour le Développement Durable dans léespace sahélo-saharien. De même, il ne fait aucun doute à mes yeux que nul ne devrait disconvenir de la nécessité déun Conseil Permanent de Paix et de Sécurité en tant quéorgane essentiel de la CEN-SAD. En fait, il séagit de combler un vide révélé avec la cruauté que léon sait maintenant par léoccurrence des drames qui frappent léespace sahélo-saharien. Messieurs les Chefs déÉtat Mesdames et Messieurs, Notre présente Conférence avait pour objet premier de relancer la Communauté dont beaucoup doutait de léaptitude à devenir une organisation internationale pérenne comme les autres, par-delà les vicissitudes et les particularités de sa gestation et de son enfantement. Il en va des organisations comme des organismes vivants, on ne peut présumer de leur devenir. Celui de la CEN-SAD est certes singulier, mais il nous appartient ici et maintenant de lui tracer de nouveaux sillons pour aller vers une nouvelle vie. Mais il séagit déune gageure hors du commun, eu égard aux périls multiformes et multidimensionnels auxquels nous sommes confrontés dans léespace sahélo-saharien. Certes, nous pouvons percevoir quelques lueurs déespoir à divers endroits comme la Somalie où léIGAD, avec léappui de léUnion Africaine, a permis de faire des progrès vers la restauration de léAutorité de léÉtat Central. Que les pays contributeurs de troupes, et donc contribuant à cette éuvre salutaire soient remerciés. Déautres perspectives rassurantes pointent aussi au Soudan où nous pouvons et devons nous réjouir de la signature de léAccord de cessez-le feu intervenu à DOHA au QATAR le 10 février courant entre le Gouvernement du Soudan et le Mouvement pour la Justice et léEgalité (JEM en Anglais). Il nous faut les en féliciter et les encourager au strict respect de cet accord, tout en encourageant aussi les autres mouvements à aller dans le même sens. Je voudrais saisir cette opportunité, pour exhorter, en votre nom à tous, les Gouvernements du Soudan et du Soudan du Sud à persévérer dans la voie du dialogue pour surmonter les derniers obstacles avant la conclusion déaccords mutuellement bénéfiques pour ces deux pays frères. Au surplus, il ne me paraît pas superflu déappeler nos frères centrafricains à faire preuve de dépassement pour permettre la mise en éuvre des Accords de Libreville en vue de restaurer une paix non pas durable mais définitive, et permettre à ce pays frère combien meurtri par les épreuves récurrentes de retrouver le chemin de la paix, de léunité et de la stabilité. Messieurs les Chefs déÉtat, de Gouvernement et de Délégations ; Il séagit là de situations qui nous préoccupent tous et qui nécessitent notre solidarité. Mais point néest besoin de souligner ici léacuité de la situation qui a servi de révélateur à deux phénomènes que personne ne voulait regarder en face. Le premier est léampleur de la gangrène que constituent le terrorisme et le crime organisé dans la région sahélo-saharienne, et le second est le dénuement de léAfrique face à de telles entreprises. Le « cas malien » doit nous interpeller tous et nous inciter à accélérer les mesures qui séimposent pour léavenir, céest-à-dire léactivation des Forces Africaines en Attente dont il faudra sans doute revoir le statut, en attendant déimaginer peut-être un mécanisme plus innovant autant quéefficace. Pour sa part, le Tchad a pris, en toute conscience, la part que léon sait dans cette forme de nouvel « endiguement », en sachant que nul ne serait épargné si les terroristes avaient pris le dessus. Céest donc le lieu, déune part, de renouveler la reconnaissance du Gouvernement à léAssemblée nationale pour le soutien apporté à nos forces armées et de sécurité allées si loin pour éteindre léincendie, avant quéil néatteigne nos propres cases, et déautre part, inviter léensemble des membres de la CEN-SAD, épicentre de cette tragédie, à réfléchir aux moyens de prévenir et puis éventuellement de régler ce genre de drames. Céest également le lieu de réitérer nos remerciements à la France dont la réaction salvatrice a servi de déclic à léélan de solidarité auquel on a assisté pour la première fois en Afrique. Messieurs les Chefs déÉtat et de Gouvernement, Mesdames et messieurs ; Notre espace est confronté à des drames résultant de léaction maléfique des hommes, mais cela ne saurait nous faire oublier les autres drames liés à la nature, que sont la sécheresse, la famine, la désertification et les endémies en tous genres. De léavancée du désert à léassèchement du Lac Tchad et du Fleuve Niger, aucun de nos pays nééchappe à ces tragédies résultant des changements climatiques dont nous avons tant débattu à « RIO Plus Vingt ». Il faut donc inviter la future direction de la Communauté, et surtout le Conseil Permanent du Développement Durable à se doter déoutils appropriés pour la lutte contre ces fléaux qui nous menacent autant que les périls terroristes. En formulant le véu de voir nos travaux produire déexcellents résultats, ce qui ne fait aucun doute, je déclare ouverte la Session Extraordinaire de la Conférence des Chefs déÉtat et de Gouvernement de la CEN-SAD. Je vous remercie
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