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samedi 15 décembre 2012

Président

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Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a reéu en audience ce samedi les évéques du Tchad, conduits par le président de la Conférence Episcopale, Monseigneur Jean Claude Bouchard

Très Honorable Président du Parlement Panafricain, Honorables Membres du Parlement, Distingués invités, Mesdames, Messieurs, Je voudrais tout déabord exprimer au peuple et au Gouvernement sud-africains, mes sincères remerciements pour l'accueil chaleureux et fraternel, et pour toutes les marques déattention dont moi-même et la délégation qui méaccompagne faisons léobjet depuis notre arrivée en terre sud-africaine. Je voudrais aussi exprimer ma profonde gratitude au très Honorable IDRISS NDELE YAYAMI, Président du Parlement Panafricain, et à travers lui, à tous les membres de notre auguste Parlement pour la marque de confiance à léendroit du peuple Tchadien et de son Président, en nous conviant à faire une déclaration à l'occasion de la septième session ordinaire de notre Parlement. Je voudrais en particulier remercier le très Honorable President du Parlement pour les propos combien aimables tenus à mon endroit. Je tiens également à vous remercier au nom de tous les Chefs déÉtat des Institutions communautaires dont je suis le Président en exercice, pour léhonneur que vous leur faites en méinvitant en cette qualité. Enfin, permettez que je félicite les éminentes personnalités qui ont prêté serment, ce matin, en qualité de nouveaux membres du Parlement. Très honorable Président, Honorables membres, Huit ans après sa création, le Parlement panafricain a sans nul doute fait ses preuve en tant qu'institution consultative et gagné en maturité. Cependant, pour gagner en efficacité, il est temps qu'il se transforme en un véritable organe législatif pour faire face aux nombreux défis du continent. Déores et déjà, il y a lieu de relever pour s'en féliciter les contributions significatives du Parlement, entre autres: - l'auto-évaluation ; - la ratification de la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance; - la normalisation des relations entre le Parlement et les autres organes de l'Union; - l'assainissement de la gestion financière; - l'organisation annuelle de la conférence de la Femme Africaine; - l'organisation de la conférence des Présidents des Parlements nationaux; - l'observation des Élections; - les missions d'information; - et surtout l'élaboration du projet de révision du Protocole relatif au Parlement panafricain. Cette indispensable transformation en authentique pouvoir délibérant permettra au Parlement de jouer pleinement et de façon efficiente son rôle aux côtés des autres institutions de léUnion. Je vous promets d'en faire l'objet central de mon plaidoyer lors da la toute prochaine Conférence des Chefs d'États et de Gouvernement, et d'appuyer toute initiative allant dans le sens de l'adoption dudit protocole. Honorables membres du Parlement, Distingués invités, L'un des objectifs prioritaires de la création de l'Organisation de l'Unité Africaine était la libération du continent du joug colonial, de toutes les formes d'oppression et d'exploitation, dont la pire, après la traite négrière, fut l'apartheid. Cinquante ans après, force est de constater que léétat du continent est caractérisé par la persistance des maux de tous genres: guerres et coups d'État, désertification, sécheresse et famine, pauvreté et pandémies dont le V.I.H- sida. Si beaucoup de nos maux nous sont imputables, l'Afrique continue néanmoins à subir des influences néfastes de l'extérieur. Face à ses défis, l'Afrique doit compter sur elle-même par une unité d'action. Plus que jamais, léAfrique doit faire preuve déune plus grande solidarité et parler déune seule voix. Votre devise n'est-elle pas en effet "Une Afrique , une Voix!"? La mise en place du Parlement Panafricain est un grand pas vers la réalisation de cette unité sans laquelle nous néaurons pas droit à la parole, au plan mondial. Céest désormais un impératif, et bien des évènements survenus ces derniers temps en Afrique et dans le monde ont montré, s'il en était encore besoin, la nécessité de cette unité. Honorables membres, L'Afrique continue à être marginalisée. Très souvent, les « puissants » de ce monde se réunissent, sans que léAfrique ait à jouer un rôle à la mesure de son dynamisme économique, elle que léon considère comme ayant le mieux résisté aux crises financières mondiales de ces dernières années. De même, léAfrique a été privée de la présidence de la Banque Mondiale, non par manque de capacité ou de compétence, mais par la conjonction de puissances plus unies, agissant de concert pour leurs intérêts. Cette dernière injustice vient s'ajouter à l'absence de notre continent au sein des membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Céest encore une telle conjonction de puissances qui a précipité la chute déun régime Africain dans les conditions que léon sait, sans que les Africains aient pu dire ou faire grand-chose, étalant même leurs divergences à ce sujet. Ce changement néa pas fini de produire ses effets tant à léintérieur de ce pays que sur une partie du continent. La pire de ses conséquences est la prolifération des armes de tous genres, jointe à la multiplication corrélative de groupes mafieux et terroristes qui déstabilisent des Pays comme le Nigeria, portent atteinte à léordre constitutionnel comme en Guinée-Bissau, ou à l'intégrité du territoire comme au Mali, avec des menaces évidentes pour les États voisins. Céest le lieu de réitérer notre soutien total à ces pays frères, et notre condamnation la plus ferme de ces entreprises de destruction de nos États, qui constituent un récul par rapport aux idéaux et objectifs de notre Organisation. Au demeurant, il est surprenant, voire consternant, de constater que certains hommes politiques apportent leur caution à ces actions qui ruinent des années déefforts, compromettent léavenir de nos peuples et aggravent leur sort. Très Honorable Président, Honorables membres du Parlement, Distingués invités, Mesdames, messieurs Les objectifs et les missions du Parlement Panafricain séinspirent des idéaux des pères fondateurs du panafricanisme, dont le plus célèbre fut le Président Kwamé Krumah. Malheureusement, du fait de son statut consultatif, face à léépreuve, face à tous les grands sujets touchant à la vie de notre continent, le Parlement est resté presque silencieux. Jéen veux pour preuves les crises que connaissent les pays frères que je viens de citer, ou le conflit meurtrier qui oppose les deux Soudan que jéinvite à renouer le dialogue en vue déune véritable paix des braves. Déores et déjà, jéexhorte le Parlement à faire preuve de plus déinitiative et de volontarisme, à prendre une part plus active dans la recherche des solutions aux crises du continent, et anticiper sur les évènements grâce aux contributions de ses membres. Très Honorable Président Honorables membres, En sus des crises politico-militaires qui secouent le continent, une autre menace non moins grave pèse sur nous. Il séagit des changements climatiques et du réchauffement de la planète, avec leurs conséquences négatives pour les populations africaines que vous représentez. LéAfrique subit davantage sans doute les effets des changements climatiques en raison de sa grande vulnérabilité. En conséquence, nous devons faire de la lutte pour la protection de nos forêts, de nos lacs, de nos fleuves, de nos faunes, en un mot de notre biodiversité, la priorité de nos actions. Faute de cela, nous lèguerons aux générations futures un continent en péril. Léillustration la plus emblématique de ce péril est le sort funeste du Lac Tchad. Sous cet angle, l'Afrique doit se mobiliser et parler d'une seule voix à la prochaine Conférence des Nations Unies RIO+20 sur le développement durable. Honorables membres du Parlement Panafricain, Je note avec satisfaction qu'en prélude au sommet des Chefs d'État et de gouvernement sur la diaspora, votre session consacre un forum des parlementaires de la diaspora africaine. Je salue cette initiative lorsqu'on sait la contribution inestimable attendue de la Diaspora pour le développement du continent. Très Honorable Président Honorables Membres, Distingués invités, Mesdames , Messieurs Permettez que j'émette un véux, celui : - d'une Afrique unie et véritablement intégrée, - d'une Afrique solidaire, -d'une Afrique battante, et sachant compter sur elle même, -d'une Afrique stable et en paix. Ma conviction est que LéAfrique avance et que rien néarrêtera léélan quéelle a pris; pourvu qu'on en finisse avec les tergiversations, les divisions, les égoïsmes nationaux et l'inaction. Le vingt et unième (21éme) siècle est surement celui de notre continent. Nous devons en prendre conscience, y croire et tout mettre en éuvre pour quéil en soit ainsi. Vive le Parlement Panafricain Vive léUnion Africaine, Je vous remercie.

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