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jeudi 26 juin 2014

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DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR L’AGRICULTURE ET LA SECURITE ALIMENTAIRE (Malabo le 26 Juin 2014)

Huit ans après son dernier séjour dans la région, le Président de la République IDRISS DEBY ITNO est revenu à Goz Beida pour mesurer le chemin parcouru. En recevant les chefs traditionnels et religieux, mardi après-midi, le Chef de l’État s’est félicité du retour de la paix et de la stabilité dans cette région qui a connu tant de vicissitudes liées à la crise du Darfour, avec tout son corolaire. Beaucoup de civils sont morts du fait de l’insécurité galopante qui régnait dans le Dar Sila. Mais aujourd’hui, une page sombre est tournée et chacun doit se mettre au travail pour bâtir le Tchad émergent à l’horizon 2025. Selon le Chef de l’État, dans cette dynamique, les chefs traditionnels ont un grand rôle à jouer. Auxiliaires de l’administration, ils doivent contribuer à rapprocher l’administration des administrés, et surtout à contribuer donner à l’administration tchadienne un visage humain. Mais que constate le Président ? Certains s’adonnent à des pratiques peu orthodoxes, d’autres spolient des terres, attisent la haine, n’encouragent pas la scolarisation ou les consultations prénatales. Le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a mis les chefs traditionnels devant leurs responsabilités nouvelles dans un Tchad en pleine mutation. « Vous devez cimenter l’unité et la paix », leur a dit IDRISS DEBY ITNO. « Vous devez aussi encourager la population à travailler », a-t-il ajouté, car le Sila, grâce à ses potentialités, peut et doit être considéré comme le grenier du Tchad. Le verbe « travailler » est revenu plus de sept fois dans la bouche du Président de la république. Pour ce qui est la coexistence pacifique des instructions ont été données, le Chef de l’État a encouragé les chefs religieux à continuer à accorder une place de choix au dialogue inter-religieux dans leurs prêches. Les jeunes et les femmes, voila les piliers de la Renaissance. Bien que conscients de leur mission, les jeunes et les femmes du Sila ne sont pas contents de leurs conditions de vie et ils l’ont clairement exprimé au Chef de l’État. Le chômage, le manque d’établissements de formation technique et professionnelle, l’absence de bibliothèque, le faible taux de scolarisation sont, entre autres, les points relevés par les jeunes et les femmes. « Nous voulons des microcrédits pour nous en sortir et développer notre région », ont-ils clamé. Autre élément qu’ils ont relevé : la main mise et la prise en otage de toute la région par quelques cadres peu scrupuleux. « Vos inquiétudes sont légitimes », a reconnu le chef de l’État. Il a, cependant, invité les jeunes et les femmes du Sila à ne pas tout attendre de l’État, mais plutôt à travailler. Il existe des potentialités à exploiter et à mettre en valeur dans la région, leur a-t-il recommandé, comme les terres arables. Pour ceux qui ont projets fiables, des instructions ont été donnée à la secrétaire d’État chargée des microcrédits pour qu’elle travaille avec eux et leur octroie des microcrédits. Autre point abordé par le Chef de l’État, la coexistence pacifique, l’acceptation de la différence et le respect de l’autre. Il ne faut point attiser la haine tribale dans votre région, a souligné le Chef de l’État. Un accent particulier a été mis sur la scolarisation et la réduction de la mortalité maternelle et infantile. IDRISS DEBY ITNO, pour finir, a demandé aux jeunes et aux femmes de s’exprimer et de s’affirmer pour le bien de leur région. « Aucun cadre du Dar Sila ne doit vous asphyxier », a précisé le chef de l’État.

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